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December 14, 2008

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March 2, 2008

Dans cet ouvrage, nous avons voulu saisir comment, S,  le sujet de l’inconscient et de la structure ?, relève de la possibilité subjective offerte par la bisexualité -Homme/-Femme, comprenant l’impossibilité d’être sur les deux positions -H/-F en même temps. Nous étudierons donc à la fois cette possibilité structurale de la bisexualité et l’impossibilité qu’une telle bisexualité puisse constituer une modalité existentielle. Car, la structure nous contraint, à  notre insu, à choisir ou la position-Homme ou la position-Femme, selon les circonstances. Nous souhaitons montrer en quoi le concept de structure subjective s’exprimant comme une dualité -Homme/-Femme solutionne le débat des années 1920 sur la sexualité féminine et sur la question de l’œdipe et du préœdipe. En effet, ce sont l’horreur et le refus du manque à être narcissique et du manque à  jouir qui génèrent la dynamique interne à  cette structure Homme/Femme. La conséquence clinique du concept de dualité de la structure subjective -Homme/-Femme nous permet par ailleurs de réfuter l’erreur hystérique et substantialiste qui consiste à  croire à  l’existence d’une sexualité féminine. C’est pourquoi nous élaborerons la théorie du côté-Femme de la structure en promouvant les concepts de position-Homme/position-Femme et l’étude des modalités différentes de la jouissance : jouissance phallique (j?), jouissance de l’Autre (JA) – inexistante et masochiste – , et enfin jouissance féminine, (jA) éprouvée du côté-Homme de la structure.

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July 11, 2007

En psychanalyse, la difficulté tient au fait que la transmission du noyau de vérité du freudisme nécessite d’approfondir sans cesse son objet nommé inconscient. Il faut pour cela se confronter aux contraintes formelles sous lesquelles se déploie cet objet. Ce fut la démarche de Jacques Lacan. Pour avoir réussi à  reformuler cet objet de l’inconscient et lui avoir associé une théorie psychanalytico-mathématique tant de sa genèse que de son développement et de ses modes de fonctionnement, il est devenu le successeur de Freud. C’est donc à partir de ses hypothèses, notamment de la dernière, l’hypothèse (r, s, i, ?) sur la structure borroméenne, que nous tenterons à notre tour de présenter cet objet de la psychanalyse. Dans cette perspective, nous avons tout d’abord voulu réfléchir sur les éléments constituant le noyau de la théorie freudienne..

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February 24, 2007

Dans l’histoire de la psychanalyse, la référence récurrente au savoir médical comme garantie tenait au fait qu’on ne comprenait pas comment, en dehors de la médecine, la psychanalyse pouvait être une science.

La nouveauté qu’a apporté Lacan par rapport à  Freud a été de situer le scientifique de la psychanalyse et sa problématique dans un lien de coextension aux mathématiques et à l’approche structurale borroméenne (R, S, I, Σ). Selon nous, cette coextension permet de générer des formulations théoriques liées aux objets psychanalytiques qu’on appellera objets psychanalytico-mathématiques, (objets psy-M).

C’est ainsi qu’un enseignement sur la structure du psychique inconscient peut se réaliser. Seul, le développement effectif de cet enseignement peut alors tracer la frontière entre ce qui est actuel et ce qui est caduc dans l’enseignement de la psychanalyse.

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January 12, 2007

Pour l’homme comme pour la femme, il apparaît donc que la résolution de la névrose passe par le fait de reconnaître le manque à  être sous ses différents modes. Il leur est nécessaire d’affronter le manque de l’Autre et d’admettre son incomplétude.. Car seule cette acceptation permet au sujet de s’appuyer à la fois sur son côté-Femme et sur son côté-Homme pour enfin limiter son fantasme autoérotique. Pour constituer ainsi un fantasme de désir et passer à  l’évocation de la présence-absence par le moyen de l’amour. C’est d’ailleurs dans ce temps de face-à-face avec la défaillance de l’Autre que la mort, comme signification ultime de notre limitation de créature humaine s’impose. à ce moment-là  seulement, nous pouvons nous attacher à  ce qui compte vraiment dans notre vie (Φ). L’amour incestueux transformé qui conduit au désir est alors fort comme la mort.

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On peut enfin saisir quelle est la différence véritablement spécifique entre psychanalyse et psychothérapies. Il ne s’agit pas seulement d’une simple question de méthode concernant la praxis ; ni même d’une différence portant sur les finalités respectives ; nous voulons dire que la différence essentielle porte fondamentalement sur la vérité de l’être humain ; pour ces raisons, on posera que cette différence est une incommensurabilité, car pour la psychanalyse cette véritÃé de l’être humain se trouve être dans la division incessante du sujet de l’inconscient, à  la fois objet de son fantasme incestueux et objet de son fantasme de désir. L’importance historique de la psychanalyse tient au fait qu’elle conçoit justement ce sujet se divisant sans cesse comme un être de savoir. Aussi est-ce en tant que procédure dirigée et conduite par un psychanalyste, c’est-à-dire par un être affecté d’une formation de savoir voisine de celle du psychanalysant, qu’elle peut transformer celui-ci.

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January 1, 2004

Dans la problématique de la coextension de la théorie aux concepts formels, on distinguera trois modes de rapport à  la théorie psychanalytique.

• Le rapport du délirant, dominé par sa théorie sexuelle infantile, incapable d’articuler sa vérité interne à un externe susceptible de faire passe aux autres de la thÃéorie de la psychanalyse ;

• Le rapport du trompeur, incapable de générer de la théorie psychanalytique du fait de sa difficulté à  connecter le savoir externe à  son inconscient, à  son trauma intime, aux productions de sa théorie infantile (son interne). On notera de façon incidente que ce rapport s’exprime souvent au travers d’écrits universitaires sur la psychanalyse.

• Le rapport du passeur, poussé à générer de la théorie analytique à  partir de la source intarissable de savoir issu de son traumatisme (de son interne). Cette dernière position nécessite de se donner beaucoup de peine et d’en référer à  une instance externe (la théorie de la psychanalyse développée et du formalisme), afin de sâ’expliquer à  soi-même ce savoir.

Il faut enfin noter que le formalisme (les écritures algébriques) rendant compte des processus de substitution inconscients et les hypothèses topologiques sur la consistance du noeud psychique (R, S, I, Σ) représentent la possibilité la plus extrême offerte au sujet de critiquer, de rompre avec, de modifier ses théories sexuelles infantiles. On conçoit que la réussite de cette démarche puisse faire transmission.

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