January 12, 2007
Pour l’homme comme pour la femme, il apparaît donc que la résolution de la névrose passe par le fait de reconnaître le manque à être sous ses différents modes. Il leur est nécessaire d’affronter le manque de l’Autre et d’admettre son incomplétude.. Car seule cette acceptation permet au sujet de s’appuyer à la fois sur son côté-Femme et sur son côté-Homme pour enfin limiter son fantasme autoérotique. Pour constituer ainsi un fantasme de désir et passer à l’évocation de la présence-absence par le moyen de l’amour. C’est d’ailleurs dans ce temps de face-à-face avec la défaillance de l’Autre que la mort, comme signification ultime de notre limitation de créature humaine s’impose. à ce moment-là seulement, nous pouvons nous attacher à ce qui compte vraiment dans notre vie (Φ). L’amour incestueux transformé qui conduit au désir est alors fort comme la mort.
On peut enfin saisir quelle est la différence véritablement spécifique entre psychanalyse et psychothérapies. Il ne s’agit pas seulement d’une simple question de méthode concernant la praxis ; ni même d’une différence portant sur les finalités respectives ; nous voulons dire que la différence essentielle porte fondamentalement sur la vérité de l’être humain ; pour ces raisons, on posera que cette différence est une incommensurabilité, car pour la psychanalyse cette véritÃé de l’être humain se trouve être dans la division incessante du sujet de l’inconscient, à la fois objet de son fantasme incestueux et objet de son fantasme de désir. L’importance historique de la psychanalyse tient au fait qu’elle conçoit justement ce sujet se divisant sans cesse comme un être de savoir. Aussi est-ce en tant que procédure dirigée et conduite par un psychanalyste, c’est-à-dire par un être affecté d’une formation de savoir voisine de celle du psychanalysant, qu’elle peut transformer celui-ci.